Enseignant-chercheur
Maître de conférences, Université Paris Cité
Section CNU 23
Biogéographie
Dans le cadre de mes recherches, j’ai développé plusieurs volés rattachés à plusieurs thématiques.
Premièrement, durant mon doctorat, j’ai principalement travaillé en écologie urbaine et écologie du paysage. Ces recherches portent sur les réponses des communautés de plantes et de papillons de jour aux contextes paysagers et aux pratiques de fauche. Cette thématique de recherche s’intègre dans un projet plus large qui se regroupe dans la biogéographie. En effet, pour expliquer la répartition de la faune et de la flore dans des environnements fortement anthropisés, il est essentiel d’étudier les composantes sociologiques présentes dans ces espaces et comprendre comment elles agissent directement et indirectement sur la biodiversité. Ainsi, par la suite, je me suis plus précisément intéressé à l’évolution des relations citadins/nature et dans quelle mesure cette relation structure les politiques publiques et les projets d’aménagement. Dans cette continuité, j’étudie également, avec un regard biogéographique, l’évolution des pratiques de gestion des espaces verts et en tâchant d’identifier les facteurs structurant cette évolution.
flore, biogéographie, relation citadins/nature, papillons de jour, pratiques de gestion, urbanisation, espaces herbacés
Mes recherches portent principalement sur le territoire français métropolitain et en particulier dans les grandes agglomérations. Plus précisément, j’ai travaillé sur les agglomérations de Paris, Strasbourg, Angers et Rennes. Pour ce qui est des milieux étudiés dans le cadre de mes recherches, j’ai majoritairement développé une approche centrée sur les espaces herbacés urbains (gazons, prairies et friches) avant d’élargir mes recherches à d’autres espaces urbains (parcs, trottoirs, bois et murs).
Mes travaux de post-doctorat s’inscrivent en géographie urbaine et en psychologie environnementale. Ils portent sur l’évolution des représentations et perceptions de la nature en ville par les citadins fréquentant les espaces verts urbains à Paris. L’évolution rapide des politiques publiques d’aménagement urbain – tels que le développement des continuités écologiques, l’apparition de la gestion différenciée dans les espaces verts, l’arrêt de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces verts urbains – au cours des deux dernières décennies en réponse aux changements globaux, a changé les paysages urbains. Il est couramment mis en avant que cette évolution se soit faite sous l’impulsion d’un changement de regard des citadins, demandant plus de nature en ville, en particulier en réaction à la crise sanitaire de la COVID. Cependant, ces évolutions semblent antérieures et, à ma connaissance, aucune étude n’a caractérisé cette évolution entre 2010 et aujourd’hui. Étudier les évolutions des perceptions sur cette période est également une bonne opportunité pour capter l’influence de certaines politiques publiques d’aménagement urbain sur la relation humain/nature en ville.
Mon travail de thèse vise à contribuer à apporter de nouvelles connaissances sur la biodiversité des prairies urbaines, qui reste encore relativement peu étudiée. Plus précisément, le contexte paysager et les pratiques de gestion, qui sont les principaux facteurs agissant sur la structuration des communautés de plantes et de rhopalocères, n’ont jamais été étudiés conjointement sur ces deux taxons. Ainsi, l’objectif de ce travail de thèse est de hiérarchiser les effets des pratiques de gestion et du paysage, pour deux taxons contrastés en termes de traits de vie, à la fois sur la structuration spécifique des communautés, mais aussi sur leur structuration fonctionnelle.